Pierre Saint-Louis

À Propos

Né en 1955, Saint-Louis est un artiste peintre, graveur et sculpteur qui travaille à Montréal. Il a réalisé sa scolarité de maîtrise en philosophie à l’Université de Montréal sous la direction de Pierre Gravel et est titulaire d’un baccalauréat en art visuel de l’Université du Québec à Montréal. Il a enseigné comme chargé de cours à l’Université du Québec en Abitibi Témiscamingue et comme UPE à l’Université du Québec à Montréal. 

Saint-Louis est cofondateur de la Société d’Impression Simard et Saint-Louis, de la Galerie d’Art Saint-Éloi et de la Corporation de la Nuit de la Pointe Sèche. Il été fondateur et éditeur du magazine Nouvelles Tendances en Mangement. À ce titre, il est invité par les Forces Armées Canadienne à visiter le théâtre des opérations en Bosnie-Herzégovine dans le cadre d’un reportage sur la prestation de services par l’entreprise privé au sein des Forces Armées Canadiennes.

DÉMARCHE

La démarche de Saint-Louis s’articule autour de la notion d’identité dans une esthétique de la désintégration et de la sédimentation des contenus desquelles émerge un nouvel individu qui constitue la figure emblématique de sa production : l’Hombigu

Avec les séries « La Naissance de l’Hombigu» et « Le Retour de l’Hombigu » l’artiste suscite une réflexion à propos du rôle que nous pourrions être en mesure d’assumer comme individu dans un monde morcelé et incertain, un monde dans lequel les repères de cohésion sociale s’estompent.

Surfaces - Pierre Saint-Louis
Le retour de l'Hombigu - Pierre Saint-Louis

La notion d’identité, qu’elle soit ethnique, culturelle, géographique, politique, nationale voire religieuse, ne s’impose plus en tant qu’élément rassembleur comme en témoigne, par exemple, la série « Référendum ». Il y apparaît alors un vide et un malaise profond qui conduit à l’incertitude, à l’acatalepsie, cet état d’incompréhension dans lequel on suspend son jugement et où l’on ne croit plus en rien. 

Ils dansent - Pierre Saint-Louis

Dans la série « Ils dansent », les personas mettent en scène une mécanique ondulatoire des émotions. Comme dans nos rapports sociaux de tous les jours, les personas se parlent ou s’ignorent, se regroupent ou s’isolent, se soumettent ou dominent, se replient ou s’élancent. Il s’agit ici de domination et de soumission, de pouvoir et d’abus, d’exploitation et d’asservissement, mais également de lumière et d’espoir.

Finalement, cette recherche à partir des émotions contradictoires vécues, qu’elles soient simplement ressenties ou exprimées, est à l’origine de la série « J’ai tant souffert ».  L’artiste y explore les contraintes et les liens qui unissent les individus à une force invisible, à une puissance contraignante agissant de l’extérieur. Saint-Louis traite ici du pouvoir de l’un sur l’autre, fondement de l’exploitation et de l’asservissement.